microcrédit


Du cyclisme aux produits du terroir

Ancien coureur cycliste, Christophe Perrot raccroche le vélo en 2002 et décide de lancer sa propre activité de vendeur ambulant sur les marchés de la région Centre…

C’est après une carrière de coureur cycliste au niveau national que Christophe Perrot se heurte à la difficulté de la reconversion professionnelle des anciens sportifs. Grâce à une volonté de fer, il trouve du travail en tant que dessinateur industriel dans différentes structures, mais le salariat lui pèse.

Très vite, il décide de lancer sa propre activité de vendeur ambulant sur les marchés, pour le plaisir de l’itinérance et du contact quotidien avec les clients. Objectif : acquérir de l’expérience, une clientèle et ouvrir à terme une boutique.

Il entreprend une étude de marché pour comprendre les mécanismes des marchés et pour mieux appréhender le type de produits à vendre. Quant il rencontre son conseiller Laurent à l’antenne Adie de Saint-Jean-Le-Blanc en 2002 après plusieurs refus de sa banque, son projet de vente de bijoux fantaisie est fin prêt.

« Je suis tombé sur des personnes à l’écoute »

Laurent lui propose un microcrédit de 1500 euros sur 12 mois pour investir dans son matériel de stand et un premier stock, microcrédit qui sera complété 3 ans plus tard par un nouveau prêt pour renouveler son matériel. Mais c’est surtout des conseils de l’Adie dont Christophe bénéficie, pour établir juridiquement son activité, gérer l’administratif et apprendre les indispensables de la comptabilité et de la gestion. « Mon conseiller m’a encouragé et m’a soutenu tout au long de mon projet. Les banques, elles, m’avaient ri au nez. »

Fin 2008, Christophe décide de faire évoluer son offre, et se lance dans la vente de produits d’épicerie fine et du terroir. C’est à nouveau vers le microcrédit de l’Adie qu’il se tourne pour financer une camionnette frigorifique d’occasion et investir dans son stock, qu’il va chercher lui-même régulièrement chez de petits producteurs locaux. Il est ainsi le seul de la région d’Orléans à commercialiser des huîtres de St-Vaast la Hougue, ce qui lui vaut son surnom de « Le Normand » sur les marchés de la région.


Grâce à mon passé de sportif de haut niveau j'ai acquis une culture qui gagne, de battant et cela m'a aidé à créer mon entreprise

Christophe voit l’avenir sereinement. « Pour le moment, je réinvestis dans l’activité une grande partie de mon chiffre d’affaire, mais je monte en volume régulièrement. D’ici 1 ou 2 ans, j’aurai atteint un bon rythme de croisière ». En parallèle des marchés, il commence également à diversifier sa clientèle, et propose ses produits aux comités d’entreprise locaux.

Son objectif reste le même : ouvrir une boutique de produits du terroir à Orléans tout en continuant à proposer ses produits sur les marchés de la région. Juste pour le plaisir de continuer à rencontrer ses habitués.

Venez rencontrer Christophe « le Normand » Perrot sur les marchés de l’Orléanais :
• Vendredi : marché l’Argonne
• Samedi : marché de la Source
• Dimanche : marché de Fleury-Les-Aubrais
• Lundi : marché de Neuville-aux-bois

Retrouvez également Christophe Perrot jusqu'au 18 juillet sur les marchés de l’île d’Oléron avec ses produits d’Auvergne.


Design your holidays, la vitrine du Sud-Ouest

Jeune diplômé de l’université de Stockholm, c’est en travaillant en Irlande comme Ingénieur en développement et environnement que Sébastien Dupuch décide de lancer sa propre activité touristique dans le sud-ouest de la France, à travers le projet Design Your Holidays.

Aider les visiteurs à découvrir la région en profondeur
On est en 2006, et Sébastien travaille en Irlande en tant qu’ingénieur en développement et environnement. A chaque retour de vacances, ses collègues s’extasient sur son bronzage, hiver comme été. C’est alors que l’idée de Design Your Holidays germe dans son esprit : comment mettre en valeur la richesse et la variété des paysages et saveurs du sud-ouest, et comment permettre aux visiteurs du monde entier de les découvrir ?

Après une étude de marché approfondie qu’il réalise seul, Sébastien réalise que la plupart des vacanciers étrangers ne connaissent que Bordeaux, Lourdes, ou Biarritz et ne savent ni comment ni où s’aventurer en dehors de ces sentiers battus.

Motivé par plusieurs rencontres avec d’autres porteurs de projets, ainsi qu’avec la Chambre de commerce et de l’industrie de Pau, il monte son business plan avec l’aide de La Fabrique à projets et pose les jalons du site internet www.dyh.fr« Design Your Holidays ».

1000 euros pour se faire connaître, Adie Conseil pour le lancer
C’est dans le cadre de la Fête de la création, organisée par la Fabrique à projets en 2007, que Sébastien rencontre Sandra de l’antenne Adie de Pau.

Il souhaite investir dans de la publicité pour faire connaître son site, mais les banques ne sont pas très réceptives à son projet. L’Adie décide de le soutenir, et lui accorde un microcrédit de 1000 euros, qui lui permet d’imprimer des flyers, kakemono, affiches publicitaires, et de lancer son site Internet.

Sébastien bénéficie également de l’accompagnement des permanents et bénévoles d’Adie Conseil, qui l’aident à définir la structure comptable et juridique de sa microentreprise. Son projet prenant forme, il suit plusieurs sessions de formation pour acquérir les clés de la gestion comptable de son activité.
Il sollicite de nouveau l’Adie en 2008 pour souscrire une micro-assurance civile professionnelle et une micro-assurance pour protéger son lieu de travail et ainsi exercer dans les meilleures conditions.

« Le plus compliqué, c’est de trouver des partenaires »
Depuis le lancement de Design Your Holidays, Sébastien n’a de cesse de développer la visibilité de son site et de multiplier les partenariats avec les acteurs du tourisme local.

Il court les salons et les réunions de commerçants pour développer son réseau, et ainsi offrir le maximum d’informations pertinentes aux visiteurs de son site qui viennent de plus de 50 pays différents. Il attache une attention toute particulière aux textes et aux photos ainsi qu’au design de son site, afin de garantir une belle visibilité à ses clients.

De belles perspectives pour 2010
En 2009, l’activité de Sébastien a dégagé un chiffre d’affaires de 25 000 euros, qu’il a réinvesti pour améliorer son site Internet et maintenir sa trésorerie. Il est confiant pour 2010, tout en préparant déjà de futurs développements : continuer à rencontrer de nouveaux partenaires locaux, ouvrir son site à d’autres régions françaises et … embaucher un salarié pour le seconder !


Mode et évènementiel

Jean-Michel est avant tout un passionné : passionné de mode, passionné de culture, passionné de rencontres. C’est la passion justement qui mène ce jeune homme originaire de Trinidad et Tobago à pousser la porte de l’Adie en 2007.

« Ce que je voulais, c’était vivre de ma passion, la mode »

Lorsque Jean-Michel rencontre l’Adie en 2007, le jeune homme de 31 ans n’arrive pas à trouver un emploi stable, malgré ses diplômes en langues étrangères. Mais sa véritable passion, c’est la mode et la haute couture, passion qu’il professionnalise à travers une formation dans une école de spectacles et d’évènementiel.

Sur les conseils d’une amie, il rencontre Tania, conseillère Adie à l’antenne d’Evry, et lui expose son projet : créer une structure de coaching en casting et en image, Podium Live Saison, à destination de tous ceux qui veulent se lancer dans le manequinat.

Un microcrédit pour investir, des conseils pour devenir autonome

Tania l’oriente tout d’abord vers la Boutique de Gestion locale, qui l’aide à clarifier son projet et à établir son business-plan.

Il revient alors vers l’Adie, et fort de son projet  solidement préparé, il obtient un microcrédit de 1500 euros, complété par un prêt d’honneur de 1350 euros. Il investit dans de l’équipement pour établir son bureau, et peut ainsi financer et organiser  un défilé de mode au Théâtre de la Main d’Or à Paris, afin de se faire connaître et faire connaître ses protégés.

Jean-Michel profite également des conseils des bénévoles d’Adie Conseil, et suit une formation de 5 jours afin d’apprendre les éléments essentiels de la gestion de son activité et de ses comptes. Grâce à cette formation, il gère aujourd’hui son activité en toute autonomie, même s'il a encore régulièrement recours à Adie Conseil sur certains points épineux.

« Mon objectif, c’est transmettre ma passion à tous »

Jean-Michel développe son activité jour après jour grâce aux rencontres qu’il fait au gré des évènements et des partenaires.

Il souhaite avant tout mettre en valeur  les habitants de l’Essonne, et organise régulièrement des castings de jeunes et de moins jeunes pour le cinéma, la télévision, la mode, la publicité, la musique, etc.  Il organise régulièrement l’élection de Miss et Mister Podium Live Saison, afin de mieux mettre en valeur de nouveaux talents.


Son prochain projet ? « Je suis en train de développer ma structure, mais à terme je souhaite ouvrir une école, pour guider mieux encore tous ceux qui le souhaitent à  travers les méandres du manequinat ».

Retrouvez Podium Saison Live et Jean-Michel Roch sur My Space et SkyBlog


Informatique Zen en Aquitaine

La recette de la zénitude informatique selon Joël: détermination, énergie, microcrédit et surtout, des conseils judicieux…

« Enfin un appui ! »
C’est grâce à la Chambre de Commerce et d’Industrie que Joël Marotte et Camille, conseillère à l’antenne Adie de Saintes, font connaissance.

On est en 2007 et Joël n’a plus rien : 3 ans de chômage l’ont conduit dans l’impasse de l’interdiction bancaire et il ne touche plus que l’Allocation de Solidarité Spécifique. Il a pourtant exercé tous les métiers, et possède de nombreuses compétences : informatique, plomberie, électricité, commercial, services de livraison… Autant de cordes à son arc qu’il décide de mettre à son propre profit en créant sa propre structure de services informatiques, Zen Informatique.

 

Un microcrédit pour démarrer, et surtout des bons conseils
Un microcrédit de 1000 € sur 12 mois, complété par un prêt d’honneur de 1000 € et une bourse de création de la région Poitou-Charentes lui permettent d’investir dans du matériel et de faire imprimer des prospectus qu’il glisse dans les boîtes aux lettres et sous les pare-brises. Il effectue ses premières prestations, génère un chiffre d’affaires… Mais n’a aucune idée de comment gérer son entreprise.

C’est alors qu’il rencontre Cécile, bénévole à l’Adie et professeur de gestion en retraite, pour une collaboration qui dure toujours. Régulièrement, selon les besoins de l’entreprise, Cécile épaule et guide Joël dans les étapes indispensables pour tenir une gestion saine et lui permettre de prendre son autonomie en tant que chef d’entreprise.

« Elle m’appelle toujours régulièrement pour prendre des nouvelles et me rappeler certaines échéances, comme si elle « sentait » que je patauge encore un peu parfois » souligne t-il en riant.

Un second microcrédit de 3000 € sur 24 mois en 2008 lui permet d’investir dans une voiture d’occasion afin de se déplacer plus facilement chez ses clients et d’assurer un fonds de roulement stable.

 

« Il faut avoir beaucoup d’énergie ! »
Rapidement, le bouche à oreille se fait autour de son dynamisme et de sa disponibilité, et il se constitue une clientèle fidèle. De nombreux particuliers ont appris à maîtriser leur(s) ordinateur(s) grâce à lui, et il continue d'en assurer la maintenance. « Il vaut mieux 2h de maintenance régulière tous les 6 mois plutôt que d'y passer 2 jours lorsque tout est crashé » souligne t-il.

Les entreprises locales font maintenant aussi appel à lui : « Mon objectif est d'assurer un service toujours au top, et ça se sait. De plus, c’est moins onéreux et plus réactif de faire intervenir quelqu’un de proximité. Je fais repartir des serveurs dans l'heure, ce qui est impossible pour un intervenant de La Rochelle ou Bordeaux.»

 

« Ce que j’aime, c’est faire du sur-mesure pour mes clients »
Les deux premières années ont été difficiles, mais le chiffre d’affaires augmente de 20 % tous les ans, avec un prévisionnel de 60 000 € pour 2010. Joël continue de structurer son activité, en s’adjoignant les services d’une secrétaire à domicile, elle-même auto-entrepreneuse et d’une commerciale indépendante. Il travaille toujours de chez lui, mais est le plus souvent chez ses clients.

« Je ne veux pas grandir trop vite. L'objectif pour le moment est de stabiliser mon activité et d'en vivre correctement. Mais j’ai dans l’idée d’ici 2 ou 3 ans d'agrandir l'entreprise, de l'installer dans un local professionnel et de recruter. »

Réseaux, sauvegarde de données, sites internet, maintenance logicielle et structure…
Vous aussi, faites appel aux compétences de Joël !

    Zen Informatique – Joël Marotte
    37, rue des Maréchaux
    17400 Saint Jean d'Angély
    09 54 54 37 01

    www.zeninformatique.fr
    contact@zeninformatique.fr


Fouzia : Peintre en bâtiment et décoratrice

C’est la passion combinée à une vraie détermination qui ont conduit Fouzia à réaliser son rêve d’installation : lancer sa propre activité de peinture et de décoration d’intérieur.

Sans qualification particulière, Fouzia a un temps travaillé dans un cabinet d’esthétique, avant que la naissance de ses enfants ne l’incite à s’arrêter plusieurs années. Lorsque Fouzia reprend une activité, elle exercice des métiers divers : vendeuse, femme de ménage, serveuse… jusqu’à ce qu’elle se pose sérieusement la question de ce qu’elle souhaitait faire concrètement de son avenir.

Transformer sa passion en profession

« Au fond de moi je savais que je serais un jour mon propre patron. Depuis longtemps j’étais passionnée de déco. » raconte-t-elle. Mais comment réussir à concilier cette envie et activité professionnelle ?  C’est alors que Fouzia entreprend de reprendre des études et de se former concrètement au métier de peintre.

Il lui faudra alors plusieurs années pour décrocher son CAP, puis son BEP de peintre en bâtiment, qu’elle complète par plusieurs sessions de décoration intérieure, et une formation à la création d’entreprise. C’est alors qu’elle rencontre un représentant de l’Adie et qu’elle entrevoit la possibilité de concrétiser son projet.

4500 € d’investissement et… la crise

Lorsqu’elle se lance au printemps 2008, elle ne touche que le RMI et les allocations familiales. Pourtant, il suffira d’un rendez-vous avec Solène, sa conseillère Adie, pour boucler son plan de financement : 2000 € de microcrédit sur 15 mois, 1500 € de prêt Eden (aujourd’hui remplacé par le dispositif Nacre) complété par une prime régionale de 1000 €, de quoi permettre à Fouzia d’acquérir les outils indispensables à son démarrage ainsi qu’un véhicule.

Mais le timing est mauvais, car la crise arrive, et il lui faut  traverser six mois terribles où pratiquement aucun chantier ne se présente. « On me demandait plein de devis, je rencontrais beaucoup de gens, mais rien ne se concrétisait ». Elle met à profit cette inactivité contrainte pour suivre les ateliers proposés gratuitement par l’Adie pour mieux gérer et développer son entreprise : Comptabilité et gestion, mais aussi démarches commerciales et gestion du temps. Elle rejoint également un réseau de micro-entrepreneurs comme elle, pour élargir son réseau et confronter ses expériences.

Même si c’est très fatigant, c’est une bonne fatigue !

La rentrée de septembre 2009 lui ouvre enfin de meilleures perspectives. Les affaires reprennent, les graines semées depuis un an portent leurs fruits. Fouzia a un carnet de commandes plein. « Franchement je m’éclate, j’aime beaucoup ce que je fais. « Même si c’est très fatigant, c’est une bonne fatigue ! » confie-t-elle.

Outre la peinture et la décoration intérieure, elle diversifie son offre en permanence, par exemple en customisant des meubles selon le style des intérieurs qu’elle aménage.

« C’est à nouveau très dur en ce moment » confit-elle, « mais je suis confiante. On va vers le mieux ! »

Contactez Fouzia pour vos travaux d’intérieur !
Mille et une couleurs - Fouzia Sahraoui
2 bis, rue du Prejuge
63100 Clermont Ferrant
06 42 07 74 56


Mounia : plats asiatiques à emporter

Aux commandes de ses propres fourneaux, Mounia perpétue la tradition familiale en préparant des petits plats cambodgiens savoureux !

C’est de sa mère originaire du Cambodge que Mounia tient sa passion pour cette cuisine nuancée et inventive. Aux côtés de ses parents qui gèrent un restaurant asiatique, elle fait ses premières armes dans la restauration. Une formation à la vente à sa sortie du lycée la conforte dans cette prédisposition : elle aussi, elle ouvrira son affaire !

Ne manquait que l’opportunité. Celle-ci prend la forme d’une remorque à vendre, installée sur le parking d’un centre commercial non loin de chez elle, dans l’agglomération de Clermont-ferrand.
La solidarité familiale lui permet de franchir une étape de plus, puisque le soutien financier de son père permet à Mounia d’acquérir la remorque. Ne reste qu’à trouver le financement pour l’équiper.


3000 euros et beaucoup de conseils judicieux

Après avoir essuyé plusieurs refus des banques, en dépit de la garantie que lui offrait le Fonds de Solidarité pour les Femmes, Mounia frappe alors à la porte de l’Adie en juin 2009.
Après avoir exposé son projet à son conseiller, elle obtient un microcrédit de 3 000 euros, que vient compléter une prime de 1000 euros du Conseil général.

Et c’est parti ! En six mois, Mounia a conquis la clientèle du quartier, majoritairement d’origine maghrébine. Etant elle-même musulmane, elle propose une cuisine à base de produits hallal, et à travers ses préparations fait découvrir de nouvelles saveurs à ses clients. Elle développe également une activité de traiteur pour des fêtes familiales ou des réceptions.  

Régulièrement, elle fait appel aux services d’Adie Conseil dans son Antenne Adie, afin de mieux tenir sa comptabilité. Mounia rencontre également les bénévoles des Perm’Adie, permanences administratives gratuites ouvertes à tous les micro-entrepreneurs financés par l’Adie, ainsi que ceux d’Adie Conseil Info, le service de conseil juridique et fiscal par téléphone. Autant d’appuis précieux pour créer et développer son activité.

 

Des débuts prometteurs
« Pour l’instant je ne fais que couvrir mes frais, mais c’est déjà pas mal au bout de si peu de temps. Je me sens bien, même si je travaille beaucoup !»

Elle confesse juste qu’elle souffre de voir trop peu sa toute petite fille, qu’elle doit désormais laisser à la crèche pour faire face à ses nouvelles responsabilités professionnelles.


Île et Compagnie : la boutique gourmande de Marie Étangsalé

Des confitures maison vendues pour libérer de l'espace à la boutique en ligne, Marie Étangsalé a réussi en 1 an à concilier vie familiale et activité économique en pleine croissance en s'appuyant sur un microcrédit de 5000 € et un bouche à oreille efficace !

L’entreprise de Marie Étangsalé a commencé presque par hasard. À la rentrée 2008, elle se retrouve au chômage sans indemnités avec 4 enfants à sa seule charge. Sa mère restée à la Réunion lui envoie alors par cartons entiers… des confitures faites maison à base de fruits exotiques !

Envahie par les pots, Marie décide de les vendre, aussi bien pour libérer de l’espace que pour récupérer un peu d’argent. Elle s’inscrit sur eBay, et c’est immédiatement un succès. Les commandes affluent, les acheteurs conquis deviennent des clients fidèles, et bientôt lui demandent de nouveaux produits : condiments, préparations spécifiques, rhums arrangés, tous types de produits en provenance des îles…  « Vendre sur eBay m’a permis de me rendre compte que ça pourrait marcher à long terme » précise t-elle.


5000 € pour reconstituer ses stocks

Marie rencontre alors Aurélie à l’antenne Adie de Rennes, et lui expose son projet : commercialiser des produits en provenance directe de Madagascar, La Réunion et l’Ile Maurice à travers le site internet qu’elle est en train de monter seule de toutes pièces, www.ilesetcompagnie.com, en parallèle de son activité sur eBay.

L’Adie lui propose alors un microcrédit de 5000 € sur 24 mois, et lui propose de suivre gratuitement des formations complémentaires pour mieux mettre en valeur ses produits et apprendre à faire un peu de publicité. Le statut d’auto-entrepreneur qu’elle a choisi lui permet une grande souplesse de chiffre d’affaires et donc de paiement de ses charges.

« L’essentiel pour moi explique Marie, c’est de pouvoir exercer une activité indépendante qui me permette de rester à la maison pour m’occuper de mes enfants. J’ai toujours la souris dans une main, et un biberon dans l’autre ! ».


Des projets d'expansion pour 2010

Après plus d’un an d’activité, Marie projette de nouveaux développements : « J’ai un réseau de petits fournisseurs locaux qui me permettent de commander en petites quantités, et qui m’envoient régulièrement leurs produits par avion. Pour ceux qui sont à La Réunion, j’envoie un membre de ma famille goûter sur place les produits, et c’est eux qui me donnent leur feu vert ! Je viens de refaire mon site en m’aidant de tutoriaux trouvés sur Internet, et j’envisage de plus en plus de commercialiser également des fruits et des fleurs fraîches en provenance directe des îles ».

Autant de nouveautés qui engendreront une nouvelle organisation. « Si les nouveaux produits marchent, j’irai à nouveau trouver l’Adie pour être conseillée pour changer de statut, car je ne vais pas tarder à atteindre les plafonds de chiffre d’affaires du statut auto-entrepreneur. Je me pose également la question d’ouvrir une boutique où stocker mes produits, qui sont pour l’instant dans un local non-commercial. Mais une boutique, cela veut aussi dire avoir un salarié… On va voir comment je vais pouvoir m’organiser ! ».


Invitation au Voyage de Saveurs : le secret d'Irène

Irène est assistante commerciale lorsque son entreprise fait faillite en 2005. Mais cela fait longtemps qu’elle mûrit son projet d’ouvrir son propre commerce, et elle saisit cette opportunité de « pause » pour le concrétiser.

Irène Dohé, financée par l'Adie, sur son stand "Voyage de Saveurs"

« Je voulais avant tout devenir mon propre patron »

Sur les conseils de l’ANPE, aujourd’hui Pôle Emploi, Irène contacte l’Adie en 2006 et expose son projet à Claire, qui la reçoit à l’antenne Adie du XXe arrondissement de Paris : ouvrir un stand de lingerie sur les marchés, et devenir autonome. L’Adie lui propose alors un prêt de 2500 €, qui lui permet de financer ses premiers stocks et le matériel pour son stand. Elle se rend régulièrement aux Perm’Adie pour faire le point sur sa comptabilité, et peu à peu elle prend son indépendance en terme de gestion de son activité.

 

Diversifier ses compétences

Au bout de 18 mois d’activité, le constat s’impose de lui-même : son commerce marche, certes, mais la concurrence est rude… Elle décide alors de multiplier les opportunités de vente, et de lancer en parallèle une boutique de lingerie sur Internet. De nouveau sollicitée, Claire lui procure un nouveau microcrédit de 1500 euros, complété par un prêt d’honneur à 0 % de 1000 €. Mais pour Irène, Internet est un nouveau support qu’elle maîtrise mal. Avec l’aide du Pôle Emploi, elle suit une formation spécifique pour apprendre à concevoir et animer un site Internet, afin de pouvoir mieux comprendre et choisir ses prestataires pour sa boutique.

 

Irène profite également de l’accompagnement proposé par Adie Conseil, et rencontre régulièrement un expert commercial bénévole à l’Adie, qui la conseille pour la mise en valeur de ses produits et la mise en place d’un programme de fidélité.

Spécialité du jour sur le stand d'Irène, le mafé malien... Testé et approuvé par Adie Connect!

Très vite, elle se rend compte que… son site, Sensualité à Fleur de Peau, marche bien mieux que la vente sur les marchés ! Mais la crise a aussi réduit les dépenses de ses clients…

Elle décide alors de diversifier son activité plutôt que ses réseaux de distributions, et met à profit son expérience de la vente ambulante pour se lancer dans une tout autre activité,la préparation et la commercialisation de plats typiquement africains.

 

 

De nouveaux projets pour 2010

Au bout de 4 ans d’activité, Irène a trouvé son équilibre : trois marchés par semaine pour proposer ses plats maison typiquement africains, et le reste du temps, gestion des stocks et des commandes de son site de lingerie.

Mais déjà, elle a de nouveaux projets pour adapter son activité à ses nouvelles compétences: un site de traiteur de cuisine africaine, à travers lequel elle proposera également un service de chef à domicile !

Conserves et condiments africains à ramener chez soi sur le stand de "Voyage de saveurs"

Retrouvez Irène et son compagnon Jean-Claude sur le stand « Voyage de Saveurs », ou contactez-les par téléphone pour commander un repas de réveillon africain!

 

Le Menu de Voyage de Saveurs


Créa Beauté sur les routes de Charentes

En 2007, Céline Raud n’a que 19 ans mais une ferme volonté de travailler à son compte. Une fois son CAP d’esthétique puis son CAP de coiffure en poche, elle effectue différents stages dans des salons à Saintes pour se roder avant de se lancer de ses propres ailes.

Sans capital de départ, le travail à domicile lui semble le seul moyen de se lancer. Soutenue par sa famille et son réseau d’amis qui connaissent sa détermination, elle crée alors seule sa structure, CréaBeauté.

 

Un microcrédit pour investir dans du matériel professionnel
Après un passage par la Mission Locale puis une boutique de gestion, Céline rencontre Camille de l’Antenne Adie de Saintes, qui lui propose un microcrédit de 1500 € complété par  une avance remboursable (prêt à 0%) de 1500€ et une bourse tremplin régionale.

Avec son petit véhicule et le minimum de matériel et de produits achetés grâce aux prêts obtenus, elle commence à sillonner les routes de Charente-Maritime dans un rayon d’une trentaine de kilomètres autour de Saintes. Ses clients sont essentiellement des Charentais qui ne peuvent se déplacer ou qui habitent des secteurs isolés : retraités, personnes âgées et mères de familles qui s’occupent de leurs enfants. Ainsi, peu à peu, se constituent des groupes d’amis qui reçoivent Céline en groupe, et profitent de ses soins et de ses attentions tout en partageant une tasse de café.

 

 

Adie Conseil pour apprendre
à gérer son activité

Chaque mois, elle a rendez-vous avec Raymond Guerif, bénévole à Adie Conseil et retraité de la distribution en grand magasin, qui lui transmet son expérience.

Ensemble, ils déterminent les moyens les plus simples de constituer et de fidéliser une clientèle sans y mettre de moyens faramineux. Raymond lui explique aussi les bases de la comptabilité et lui apprend à gérer au mieux son temps.  Même si les journées sont longues, il n’y en a que 6 par semaine !

 

Peu à peu, son chiffre d’affaires augmente et lui permet de prendre son indépendance personnelle : hébergée au départ par sa famille, elle s’installe pour vivre avec son compagnon grâce au salaire qu’elle se verse pour son activité.

Continuer à développer son entreprise
En mai 2008, Céline sollicite un prêt de renouvellement auprès de l’Adie pour investir dans un nouveau véhicule pour élargir son activité.
2 ans après avoir été lancée, CréaBeauté génère près de 2000 € de chiffres d’affaire mensuel, et gagne de nouveaux clients tous les mois. Céline a conquis son autonomie. Toujours secondée par Raymond, elle déborde de projets pour continuer à développer son entreprise !

 

Pour bénéficier des services de Céline:

 

Créa Beauté
Coiffure et esthétique à domicile
6, rue St Thomas - 17100 SAINTES
Pour prendre rdv: 06 74 41 00 16


R et B Sacré Cœur, une affaire qui marche

 

Grâce au soutien de sa famille et de l’Adie, Farid Hamoudi a pu transformer un coup de cœur en projet professionnel, et acquérir sa boutique au pied du Sacré Cœur
Lorsque Farid Hamoudi arrive en France en 2001 avec sa famille, c’est déjà un entrepreneur chevronné puisqu’il a tenu un restaurant ainsi qu’une épicerie. Il enchaîne à son arrivée diverses expériences dans l’hôtellerie et la restauration, et puis un jour de 2006, il entend parler d’une boutique de souvenirs au pied du Sacré Cœur à Paris qui cherche un repreneur. C’est le coup de cœur immédiat.

 

 

« J’étais sûr que ça marcherait »
Il mobilise sa famille autour de son projet, ce qui lui permet de rassembler les 15 000 euros nécessaires à l’achat du fonds de commerce. Il reprend la boutique, mais souhaite s’orienter vers la bijouterie et de la maroquinerie pour se démarquer de la concurrence.

Grâce au site Internet de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris, il est orienté vers le site de l’Adie et rencontre bientôt un conseiller crédit. Un nouvel appel à sa famille lui permet de trouver un garant. Un microcrédit de l’Adie de 5000 euros, complété par un prêt d’honneur de 1500 euros, lui permettent de moderniser la boutique et d’acquérir un stock de nouveaux produits.

Une clientèle variée pour assurer un chiffre d’affaires régulier
Pendant 3 ans, il se constitue peu à peu une clientèle fidèle qui lui permet de s’appuyer sur un fonds de roulement stable, complétée par une clientèle de touristes enchantés de découvrir des produits qui sortent de l’ordinaire. Il rembourse sans problème son microcrédit par petites mensualités.
Malheureusement, il est contraint de garder devanture close pendant les mois de l’été 2009, et à sa reprise début septembre, tout est presque à recommencer… Il se tourne alors de nouveau vers l’Adie et, fort de son historique de remboursement irréprochable, son conseiller crédit Olivier peut lui proposer un nouveau microcrédit de 2200 euros pour reconstituer son stock. 

Un accompagnement personnalisé à ses besoins
Farid Hamoudi reste confiant : « Ce n’est qu’un mauvais moment à passer, mes clients fidèles commencent déjà à revenir, et avec un nouveau stock adapté à la saison hivernale, le chiffre d’affaires va bientôt revenir à un niveau habituel ».

Dans le cadre de l’Accompagnement qu’il a défini avec son conseiller, il a pris rendez-vous avec un bénévole pour refaire sa vitrine, et mieux mettre en valeur sa marchandise. De quoi fidéliser de nouveaux habitants du quartier et attirer les touristes !

 

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