Les Essentiels Nature
Sandrine Rambert

J’ai commencé comme caissière dans la grande distribution – une chaîne de produits surgelés – jusqu’à devenir responsable d’un magasin, puis de quatre. J’ai ensuite travaillé au siège dans la communication jusqu’au poste de responsable com, en charge de l’habillage des espaces de ventes. J’essayais de faire passer mes idées, en termes de développement durable, mais ça ne passait pas.
J’étais de plus en plus écoeurée du système – l’entreprise familiale était devenu une grosse boîte « à l’américaine » – ça a fini en licenciement.
J’étais KO pendant 3 mois. De nouveau sur le marché du travail, j’ai obtenu quelques entretiens, pour des postes au même niveau de qualification, mais dès que les employeurs découvrent que vous vivez seule avec 2 enfants en bas-âge, c’est la fin du parcours.
J’ai quand même retravaillé 3 mois et ensuite quelques mois comme bénévole auprès de personnes âgés, je ne pouvais pas rester à ne rien faire.
Un bilan de compétence a détecté un certain potentiel à la création d’entreprise, mon coté indépendant, le goût du risque… mais je le savais, c’est de famille ! J’ai alors réfléchi à plusieurs projets – d’abord dans la déco puis les chaussures pour enfants… une fois les études de marché terminées, j’ai abandonné, pas assez de potentiel.
Je suis tombé par hasard sur les produits cosmétiques bio – par déformation professionnelle j’ai commencé par décortiquer le concept, que reste-t-il du produit une fois démaquillé – sans la com et le marketing ?
J’ai bien sûr découvert de tout sur ce marché, le pire comme le meilleur, je me suis alors prise au jeu de découvrir le meilleur pour l’offrir à mes futurs clients. Et c’est ainsi que tout a commencé !
Les produits sont 100 % naturels, de l’argile verte, rouge, blanche, jaune, des éponges dorées, du beurre de karité, du loofah en fibre végétale, du savon d’Alep, ou encore de la pierre d’Alun…

Je passe des journées complètes à débusquer des fournisseurs et ensuite à sélectionner les meilleurs produits. En Corse, en Égypte, Syrie, Maroc… Pas forcément de ceux qui brocardent leurs labels bios , plutôt les discrets, ceux qui travaillent depuis des générations à base de produits naturels , à qui il ne viendrait même pas à l’idée de coller une étiquette « bio » dessus…
Je connaissais déjà l’ADIE, car j’étais donatrice, sans savoir qu’un jour j’en aurais moi-même besoin… Ma banque, si prompte à répondre à mes attentes d’habitude, m’a fermé le guichet au nez dès lors que j’étais chômeuse… Je me suis fâchée et j’ai fermé mon compte. Direction l’ADIE : j’aime le concept, dès qu’il y a un biais dans le système, c’est bon…
Après une première approche hasardeuse, l’Adie m’a donné le coup de pouce nécessaire pour renouveler mon stock et monter mon site internet – j’ai fait ma première vente en ligne hier !
Les débuts sont encourageants, il me faudra encore diversifier ma gamme : huile d’argan, rassoul, pierre de gommage… développer les ventes en ligne dans un premier temps et pourquoi pas, un jour une petite boutique, mais attention, à taille humaine, avec du cachet, de la personnalité, on y boira le thé…
Les Essentiels Nature
les-essentiels@orange.fr
Vendredi et dimanche : marché d’Eaubonne (Val d'oise)
Samedi : marché d’Ermont (Val d'Oise)
Crédits photographiques : ?

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(page mise en ligne le 27/03/2009)